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Test du jeu | Screenshots


Article réalisé par JudgeHype le 18 décembre 2001.


Test de Return to Castle Wolfenstein

Return to Castle Wolfenstein débute son existence avec une épreuve pour le moins difficile : succéder dignement à Wolfenstein 3D, le jeu qui a fait découvrir le monde brutal et sanglant des first person shooters à des dizaines de milliers de joueurs. Vu l'énorme quantité de titres déjà présents dans ce secteur, les développeurs se devaient de soigner tous les aspects du jeu, ne serait-ce qu'à cause du nom donné à leur petit dernier. C'est donc d'une main fébrile, mais avec l'esprit déjà heureux de pouvoir découvrir la suite de ce titre mythique, que j'ai lancé Return to Castle Wolfenstein.


Les pixels de Wolf 3D sont bien loin...

Histoire d'assurer le coup côté graphisme, les gars de chez Gray Matter ont utilisé le moteur de Quake Arena. Optimisé pour l'occasion, inutile de vous dire qu'il vaut son pesant de dollars et qu'il est capable d'afficher autant de jeux de lumière que votre dernière carte graphique le désire. Ca en jette méchamment et pour peu que vous ayez du matos récent, jouer en haute résolution est un vrai bonheur. Le moment le plus impressionnant est peut-être la première fois que vous utiliserez le lance-flammes. Oubliez tout ce que vous avez pu voir jusque là, c'est du rendu quasiment photographique. La claque, point barre. Les bâtiments sont de toute beauté et de nombreux détails parsèment le jeu, tant sur les murs que sur les personnages. Seul petit bémol, l'eau est plutôt mal foutue. Ca ressemble parfois plus à une bête texture grise (oui, grise) qu'à autre chose. C'est à se demander si ce sont les mêmes gars qui ont bossé sur le reste. Mais bon, à part cela, c'est la fête !

Même si l'on passe pas mal de temps dans le château et ses dédales de couloirs, vous ferez également de nombreuses escapades en dehors de celui-ci. Dans les deux cas, on remarque tout de suite le soin apporté par les développeurs à la finesse des textures et à l'organisation des niveaux. J'ai quand même une légère préférence pour les intérieurs et le petit village allemand. Je les ai trouvé un peu plus travaillé que certains autres endroits du jeu, comme la forêt et les montagnes enneigées rencontrées dans certaines missions. Mais c'est vraiment pour pinailler.

A la lecture des deux paragraphes précédent, vous allez peut-être vous dire : "Oulala, mais je n'ai pas un P4 et une GeForce3 Ti 500 moi !". Pas de panique, vous pouvez régler de nombreuses options graphiques et il serait étonnant que vous n'y trouviez pas votre compte si votre configuration ne date pas de Mathusalem. Par contre, si vous avez une config récente...


Zombies, Nazis... Deux problèmes, une seule solution

Si Wolfenstein 3D proposait au joueur de s'échapper d'une forteresse allemande, RTCW vous propose dans un premier temps... exactement la même chose, pour ensuite y revenir afin de déjouer les plans machiavéliques des nazis. Ces derniers désirent créer une sorte de soldat invulnérable en combinant les dernières avancées technologiques ainsi que des secrets enfouis depuis des millénaires. Bref, tout un programme ! Il vous incombe donc la tâche de réduire ces projets à néant en zigouillant un bon nombre de nazis. Plusieurs zombies et autres revenants seront également de la partie, puisqu'il ont apparemment décidé de se ranger du côté des fanatiques de la croix gammée.

Point de vue intelligence artificielle, les zombies n'ont pas plus de cervelle qu'un rat mort et ils se contentent de foncer sur vous, lentement mais sûrement. Bien qu'assez résistants, vous ne devrez pas faire preuve d'une ingéniosité dingue pour en venir à bout. Du côté des humains, il vous faudra être un peu plus méfiant. Les soldats classiques ne sont pas bien méchants, mais les forces spéciales, souvent incarnées par des personnages féminins, vous donneront du fil à retordre. Elles n'hésiteront pas, par exemple, à vous renvoyez vos grenades à la figure si vous les lancer un poil trop tôt. Le résultat n'est donc pas mauvais du tout, mais ne vous attendez pas à la révolution que furent les marines de Half-Life il y a 3 ans. Comme quoi, quand on bosse sérieusement sur un jeu, le résultat se voit pendant longtemps...

Pour vous débarrasser de vos ennemis, vous avez en votre possession un arsenal plutôt réjouissant, composé entre autres d'un couteau, un pistolet, de plusieurs mitrailleuses (silencieuses ou non), du traditionnel lance-roquettes, de snipers ou encore du fabuleux lance-flammes. Chacune possède sa propre efficacité et il n'est pas rare de switcher entre les différentes armes en fonction du gaillard qui se tient devant vous. Les munitions se trouvent assez facilement et vous ne devriez pas tomber à court à moins d'avoir la gâchette un peu trop généreuse (qui a dit "où est la sulfateuse ?").

Afin que le joueur ne tombe pas dans l'ennui, RTCW propose plusieurs sortes de missions. Vous devrez par exemple abattre plusieurs personnes dans un village sans faire sonner l'alarme, infiltrer une base militaire pour faire sauter un missile avant son décollage, etc. Bien que rien ne soit vraiment inédit de ce côté là, on se prend rapidement au jeu et on est très heureux d'avoir un autre but que d'exterminer des dizaines d'ennemis pour sortir d'un château ;)

L'ambiance jouant un grand rôle dans ce style de jeu, on ne peut que féliciter Gray Matter pour le travail réalisé dans Return to Castle Wolfenstein. Même si l'on n'arrive pas au niveau de stress rencontré dans Undying, on se sent vraiment en pays ennemi et les couloirs sombres ne sont pas là pour vous rassurer, surtout quand on sait que les zombies ne sont jamais très loin et qu'ils peuvent surgir de n'importe où. D'ailleurs, ce cercueil là, je suis sûr qu'il a bougé !

Les pièces secrètes sont évidemment de la partie et on y retrouve avec plaisir les fameux trésors de Wolfenstein 3D. Les clins d'oeil au premier épisode ne s'arrêtent pas là puisque l'on peut trouver un certain air de ressemblance avec le héros du premier volet. 


Return to Castle Wolfenstein... mais pas pour longtemps

Afin de ne pas vous perdre dans votre mission, vous pouvez accéder à tout moment à un journal de bord reprenant vos objectifs principaux. Même s'il s'agit d'un détail, ce n'en est pas moins très pratique, surtout qu'il contient parfois des petites astuces. Cependant, le jeu n'est pas spécialement difficile et se révèle plutôt linéaire. N'imaginez pas qu'il existe deux façons de terminer une mission ni de résoudre un problème. Non non, la porte qui se trouve devant vous est toujours la seule sortie existante. Mais cela à l'avantage de ne pas trop ennuyer le joueur qui découvre sans arrêt de nouveaux endroits et ne revient que très rarement sur ses pas.

Si l'on s'amuse énormément dans RTCW, sachez dors et déjà que cela ne dure hélas pas longtemps. En choisissant le mode de difficulté normal, la durée de vie n'excède même pas les dix heures. Cela paraît d'autant plus court que le temps passe très vite avec un jeu de cette qualité. Après tant d'années d'attentes, on se sent un peu frustré lorsque survient la cinématique de fin. Il ne vous reste donc plus, dès lors, qu'à vous rabattre sur le mode mutlijoueur.


Un mode multi dédié au "team spirit"

Avant de faire parler de lui pour sa campagne solo, le jeu a été distribué sur le net par le biais d'une carte multijoueur. Le produit final se compose de trois modes différents, tous dédiés au jeu par équipe. Dans le premier, les alliés doivent remplir divers objectifs et le rôle des allemands est de les en empêcher. Dans le second, le principe est exactement le même, sauf que les équipes sont inversées à chaque partie et le but du jeu est d'être plus rapide que l'équipe adverse. Le dernier mode multijoueur est encore moins casse-tête puisque chaque équipe tente tout simplement de contrôler un maximum de drapeaux disséminés un peu partout sur la carte.

Comme vous le voyez, il n'existe pas de mode Deathmatch ou Capture the Flag plus traditionnel. C'est dommage car un petit match à mort se révèle parfois bien défoulant. Là où ça coince, c'est que seulement 8 cartes sont disponibles. Certaines viennent de la campagne solo tandis que d'autres ont été conçues uniquement pour le mode mutlijoueur. Ca fait quand même relativement pauvre pour un jeu récent, même si les cartes sont de qualité.


Ze conclusion of ze test

Une campagne solo plutôt courte, un mode multijoueur excellent mais qui pêche par un manque de cartes, voici un jeu qui risque de ne pas avoir la durée de vie d'un Counter-Strike ou d'un Unreal Tournament. Cependant, il ne faut pas gâcher notre plaisir et même si Return to Castle Wolfenstein n'est pas la nouvelle référence du genre, il n'en reste pas moins un jeu magnifique et très prenant, qui a tout à fait sa place sous votre sapin de noël.

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